Une stratégie de conquête musulmane (11/08/2017)

L’islam est une religion si «sublime» qu’elle ne doit en aucun cas être contaminée par l’Occident, tout en  s'y incrustant partout. Une stratégie issue de l’OCI décrit le mode d'emploi de ce "vivre ensemble" chacun pour soi.

Le site Boulevard Voltaire a récemment publié un bref article consacré à cette stratégie de conquête des pays occidentaux. De nombreux internautes ont retweeté et partagé, ce qui m’incite à republier la synthèse que j’avais faite de ce document. Cette «stratégie» illustre l’image qu’ont les pieux musulmans de leur religion et de son histoire, et les conséquences qu’ils en tirent: l’imposer de mille manières aux pays où ils sont minoritaires.

L’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture, ISESCO (copie musulmane d’UNESCO), représente la vision la plus menaçante du futur de l’islam en Occident. Et sa réalisation est en cours.

L’ISESCO a été créée en 1979 par l’Organisation de la coopération islamique (OCI) qui comprend 57 pays musulmans. Ils font la pluie et le mauvais temps à l’ONU. Le texte qui nous occupe s’intitule «Stratégie de l’action culturelle islamique à l’extérieur du Monde islamique», il a été adopté en 2000 par l’OCI et rafraichi en 2007.

Il fait partie d’un vaste dispositif destiné à imposer l’islam à l’Europe, avec la coopération active de celle-ci. L’historienne Bat Ye’or a longuement décrit ce processus, notamment dans «L’Europe et le spectre du Califat» (2010). Une intervention audio d’Alain Wagner rappelle brièvement l’arrière-plan des manœuvres. Je me centrerai ici sur les 120 pages de cette stratégie culturelle qui prend corps dans nos pays.

L’objectif central affirmé: créer une société parallèle.

L’Occident ne cesse de céder de nouveaux espaces à cette religion et permet ainsi la progressive réalisation du rêve des musulmans: vivre ensemble chacun pour soi tout en infiltrant les institutions et en imposant une image idyllique de leur religion.

La stratégie insiste beaucoup sur la nécessaire acquisition des méthodes, techniques et pédagogies les plus modernes afin de ferrer très tôt et solidement les enfants, et de former des cadres compétents et des prédicateurs efficaces qui sauront convaincre et communiquer. Cette thèse a d’étonnantes résonances avec (entre mille autres) les thèses de Tariq Ramadan et les activités du Centre suisse islam et société.

L’ISESCO casse sa grosse tirelire pour fournir des lieux de formation et des infrastructures destinés à financer ses objectifs.

Faites-vous une raison, l’islam est là pour toujours!

L’islam est présent en Europe d’une façon «stable, durable, irréversible». «On peut conclure qu’il est devenu une réalité, fait partie de son paysage culturel et social, qu’il y a maintenant des racines qui s’enfoncent de plus en plus profondément dans le sol si bien qu’elles sont plus difficiles à arracher que ne le pensent certains. Cette expansion étant irréversible, la présence de l’islam en Europe affronte néanmoins de grands défis, des résistances farouches.»

Mais la conjoncture est idéale pour les disciples de Mahomet, car les sociétés occidentales deviendront «multiraciales et multiculturelles», composées «d’ethnies et de religions diverses». Dans ces sociétés invertébrées, chacun aura sa sphère et l’islam est destiné à occuper solidement la sienne. Il doit répondre pour cela à un but majeur: protéger les musulmans contre «la dilution culturelle» et les vents contraires à son «identité civilisationnelle». S’immuniser, résister aux tentatives d’«intégration forcée», à ceux qui veulent «reléguer au rebut» le sacré et réduire la religion à la vie privée. Les résistants sont aidés par les «innombrables mosquées, associations et centres culturels islamiques créés un Occident» et ceux qui sont à venir.

Un exemple de danger: les chaînes de TV «étrangères» (les nôtres) qui «véhiculent la culture de la violence, du libertinage et de la délinquance (…) comportements culturels purement occidentaux.»

La conjoncture est idéale aussi, car nos sociétés, rappellent les auteurs, ont le culte de l’égalité, prônent le droit à la différence, les droits de l’homme, la diversité culturelle, le droit international, tous outils très utiles pour faire avancer les revendications. Même la laïcité est vue positivement, puisque dans ce cas, l’État ne se préoccupe pas des religions, mais autorise leurs pratiques publiques et privées. «L’islam profite donc de cette situation». Les musulmans n’ont par ailleurs aucune difficulté à adopter ces principes humanistes, car ils «ne font que confirmer ce à quoi l’islam a appelé il y a plus de 15 siècles».

Vivre dans les pays où la loi d’Allah s’applique est tout naturel. Les problèmes naissent dès qu’une communauté se retrouve minoritaire, en territoire judéo-chrétien par exemple, une culture qui n’a pas encore saisi qu’elle abrite la plus merveilleuse des religions. Dans ces terres ignorantes et parfois récalcitrantes, le danger est immense! Il importe de faire comprendre par mille moyens les beautés de l’islam «en tant que dogme, que loi et civilisation», totalement exempte bien entendu de fanatisme et de violence.

L’Occident a fait venir ces musulmans comme force de travail «sans se soucier de leur encadrement culturel, intellectuel ou religieux…» Il faut rattraper rapidement la donne en préparant «les outils qui nous servent à construire une société islamique pure et saine». Ne pas oublier non plus de valoriser les racines laissées dans certains pays européens par l’islam, pays qui «ont déjà vécu des siècles durant sous sa conduite (…) ses prescriptions et règles éclairées». Rien à voir, croit-on comprendre, avec une occupation étrangère ou avec la colonisation occidentale.

La «civilisation de substitution» s’appuiera sur «l’islam authentique» dont la chanceuse ISESCO a reçu la révélation, qui implique quelques époussetages, notamment le statut des femmes. Les hommes, qui durant 14 siècles n’avaient pas bien lu le Coran, ont adopté des valeurs qui privilégient le père, empêchent leur conjointe de travailler, alors que l’islam confère comme chacun sait des droits égaux aux femmes.

Souci numéro 1 : les enfants.

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Peut-être l’ignoriez-vous, mais les enfants musulmans vivent une situation dramatique, sont en proie à des déchirements psychologiques, à «une identité en perdition et inquiète». L’heure est gravissime, puisque certains sont même attirés par la vie occidentale!

Et qui est responsable de ce drame? Nos systèmes éducatifs «qui refusent de s’ouvrir aux cultures des autres, la société qui rejette tout ce qui ne s’assimile pas dans les valeurs et la culture occidentale». Les pauvres innocents s’exposent à «un procédé méthodiquement conçu pour les imprégner des valeurs occidentales et leur faire adopter la pensée, le comportement, les us et les habitudes qui sont en corrélation avec ces valeurs.» La conclusion est évidente: il importe de les prémunir contre toute fusion dans ce milieu malsain, les protéger au plus tôt de «l’invasion culturelle et de l’aliénation intellectuelle».

Pour réveiller cette identité islamique déclinante, il est indispensable de faire appel à des méthodes pédagogiques et scientifiques modernes, et offrir des activités attrayantes dans les centres culturels, telles que sport, informatique, etc., une stratégie dont j’ai montré que le Centre suisse islam et société met en pratique avec ardeur. Et là, on ne refuse pas les trouvailles du milieu aliénant: «… les musulmans d’Occident devraient être les premiers à bénéficier du Grand progrès de la technologie des pays occidentaux en matière éducative…» Les outils technologiques de pointe que les «savants» musulmans ont oublié d’inventer.

Mais le plus important est «l’enseignements parallèle» qui commence par l’ouverture de crèches et d’établissements préscolaires islamiques. «Les écoles islamiques privées sont la meilleure solution pour élever le niveau éducatif des enfants des musulmans». Il faut en créer davantage, car on part du «principe selon lequel tout apprentissage pendant l’enfance sera à jamais ancré chez l’individu». Et l’ISESCO appelle les Etats occidentaux «à participer au financement de cet important projet».

L’arabe, élément capital

L’arabe, langue du Coran, n’est pas réservée au culte. C’est un véhicule de la pensée, un élément capital de l’identité culturelle, un outil de consolidation de l’identité civilisationnelle. C’est pourquoi sa généralisation et sa parfaite maîtrise sont un des objectifs principaux de la stratégie. Il importe de former des enseignants et d’élaborer des programmes qui intégreront les méthodes d’apprentissage modernes des langues. Un objectif qui rencontre une compréhension sans cesse croissante en Occident.

Et pourquoi pas un enseignement bilingue? Il peut profiter aux enfants occidentaux, car il leur ouvre des fenêtres sur une autre culture. «Leur intérêt pour l’arabe traduira leur estime et leur respect pour les Arabes.» La langue du Coran doit être insérée dans les programmes scolaires «parmi les langues vivantes optionnelles».

 

Sublimes principes

L’identité musulmane se forge grâce aux prescriptions du Coran et de la Sunna, soit l’islam, «ses nobles préceptes, ses principes sublimes se réclamant de la paix, de la modération, de la coexistence pacifique, de la reconnaissance mutuelle, de l’entraide, de l’intégrité et autre vertus islamiques (…) autant de normes dont le respect élève l’âme au plus haut degré de la grandeur humaine et de la noblesse dans ses relations avec le Créateur et les créatures». Et encore «l’éthique islamique généreuse et tolérante, fondée sur le bien, le droit, l’équité, le devoir, d’agir dans le cadre de la charia qui repose sur deux principes: ordonner le bien, prohiber le blâmable.»

Abdulaziz Othman Altwaijri, directeur général de l’ISESCO depuis 25 ans, appartient au pays qui met en pratique ces sublimes principes: l’Arabie saoudite. Il navigue de forums en colloques pour apporter la bonne parole islamique. L’ISESCO est un interlocuteur des autorités occidentales.

Selon cette stratégie, il faut s’écarter du caractère matérialiste de l’Occident, mais tout de mêmeISESCO.jpg hisser le niveau de vie des musulmans, leur permettre d’occuper des fonctions lucratives, leur ouvrir «la voie des postes à occuper, des fonctions à remplir et des rôles à jouer», s’assurer qu’ils jouissent «de toutes les commodités» et soient assurés du «droit aux prestations sociales».

Et partout rappeler le rayonnement et les apports de la civilisation islamique, quitte à remettre en question les plans et programmes culturels «en veillant à préserver la liberté de penser, l’échange culturel et le dialogue entre les civilisations qui caractérisent les sociétés islamiques…»

La vie politique peut être utile au renforcement de l’islam: «Il faut représenter les communautés islamiques auprès des décideurs dans les pays occidentaux en obtenant des sièges dans les parlements européens ou en participant à la vie politique afin de faire entendre la voix des musulmans pour que leurs réclamations religieuses et culturelles soient prises en compte…»

Comment concilier droit musulman et droit occidental?

Grave question: «Comment un musulman pourrait-il concilier les principes du droit islamique relatif au statut personnel de la famille avec les impératifs du droit civil occidental? (…) La nature différente des deux législations est problématique.» Il serait bel et bon de créer des lois inspirées du droit musulman qui seraient destinées aux adeptes d’Allah.

Les autres moyens? Des juristes en droit islamique, des directeurs de conscience, des conseillers religieux locaux… qui seront invités à faire l’ijtihad, effort de réflexion basé sur les textes fondateurs, «un autre aspect juridique propre à l’islam».

L’organisation compte sur l’appui d’institutions internationales. «Au sein de l’Union européenne, la confrontation a cédé la place à la réconciliation à travers un long processus de dialogue continu.» Des fonds sont souhaités.

Toutes ces noix ne tiennent pas encore vraiment bien sur leurs bâtons. Si les institutions ont déjà bien ingéré la préparation, les populations souffrent encore, et de plus en plus, de reflux gastriques. Les illusionnistes de l’islam progressent, mais n’ont pas encore gagné.

 

10:02 | Tags : isesco, stratégie, altwaijri | Lien permanent | Commentaires (11)