«Monsieur Ouardiri, vous me rassuriez autrefois…» (28/12/2017)

Une membre de l’Association vigilance islam a envoyé cette lettre à la Tribune de Genève suite à une tribune libre de Hafid Ouardiri. Elle a été refusée, car l’auteure voulait rester anonyme.

 Sophie ne voulait pas signer de son nom, car elle aurait, comme tant d’opposants à l’islam et à ses prosélytes risqué des représailles professionnelles. La lettre a donc a été refusée par la TG, tant pour «L’Invité» que pour le Courrier des lecteurs. La liberté d’expression c’est pour Hafid Ouardiri, Tariq ou Hani Ramadan, pas pour ceux qui s'opposent à leur religion ou à leurs idées et qui prendraient des risques en le disant. Le politiquement correct sévit dans les médias comme partout.

Ouardiri4.jpg«Dans L’Invité de la Tribune de Genève, du 24.12.2017, Hafid Ouardiri nous demande pourquoi nous ne l’aimons pas malgré tous les efforts qu’il fait pour «être un être humain et un de vos semblables».

Monsieur Ouardiri, je vais essayer de vous répondre : autrefois je vous aimais bien, car vous me rassuriez : vous expliquiez comme vous le faites une nouvelle fois dans cet article, que l’islam qui nous fait peur n’était pas le véritable islam, et que, je vous cite encore une fois, «l’islam n’a pas à être accusé de l’ignorance de nombreux imams et fidèles qui sont infidèles quant à la bonne interprétation du Coran et de sa tradition».

Pour moi, votre masque est tombé en automne 2015, et il ne pourra plus jamais être remis en place. Dans une controverse avec Mireille Vallette, dans cette même Tribune de Genève, vous nous disiez que le Coran ne contenait que 5 versets qui appellent à tuer.

Rassurée une fois encore, j’ai tout de même voulu vérifier par moi même. Ainsi j’ai enfin lu ce célèbre Coran et j’ai, vous faisant confiance, commencé à en comptabiliser les versets violents… Je n’ai pas réussi, tant ils sont nombreux.

Monsieur Ouardiri, vous le savez très bien, le Coran comporte de nombreux appels à la violence. Je dois vous dire que  je suis très heureuse d’avoir grâce à vous pris enfin le temps de lire ce livre, car j’ai aussi pu observer que la phrase  que vous nous avez citée aujourd’hui: «Pourquoi avez-vous asservi les êtres humains alors que je les ai créés libres» n’existe tout simplement pas dans le Coran! Monsieur Ouardiri, auriez-vous l’honnêteté  de citer vos sources ?

Je suis désolée de devoir remarquer que vous semblez jouer ici d’ambiguïté volontaire, car la plupart de vos  lecteurs ont probablement pensé que cette phrase si rassurante était tirée du Coran. Pensez-vous vraiment que pour vous aimer, il nous faudrait absolument aimer également l’islam, quitte à laisser de côté l’honnêteté intellectuelle? Il semble que oui, puisque vous aimeriez aussi nous faire croire que le Coran aurait inventé les droits de l’homme avant les philosophes des Lumières. Vous nous dites en effet: «Tous les hommes et femmes sont égaux et libres dans le Coran avant de  l’être dans la déclaration des droits de l’homme»!

Vous savez aussi bien que moi que le Coran est un livre qui s’adresse avant tout aux hommes («Ô croyants») et bien peu aux femmes, et qu’il n’y est pas question d’égalité et de liberté entre les hommes et les femmes. La femme dont on ne fait que «craindre» la «désobéissance»  doit être frappée (sourate 4 verset 24), celle qui  «fornique» doit être enfermée dans sa maison jusqu’à sa mort (sourate 4, verset 15), le témoignage d’une femme ne vaut que la moitié de celui d’un homme (sourate 2 verset 282), l’esclavage est présenté comme allant de soi et les femmes esclaves  peuvent servir à assouvir la sexualité de leurs maîtres (par exemple sourate 4, versets 24 et 25), etc.

Je vous épargne le reste car en tant qu’érudit, vous avez certainement lu le Coran davantage que moi. J’aimerais vous proposer un dernier verset, qui démontre une fois pour toute l’illusion de cette  tentative de faire passer l’islam pour une idéologie égalitaire :

Allah a favorisé les uns d'entre vous par rapport aux autres dans [la répartition] de Ses dons. Ceux qui ont été favorisés ne sont nullement disposés à donner leur portion à ceux qu'ils possèdent de plein droit [esclaves] au point qu'ils y deviennent associés à part égale. Nieront-ils les bienfaits d'Allah ?  (Sourate 16 Verset 71) 

Monsieur Ouardiri, j’aimerais vous dire qu’un mensonge suffisamment répété ne devient pas pour autant une vérité, car voyez-vous l’Occident est passé par la philosophie des Lumières qui nous a exhortés à penser par nous même afin de sortir de «l’état de tutelle», soit l’état de celui ou de celle qui laisse à autrui la responsabilité de penser à sa place. 

Accueilli en Suisse, avec les mêmes droits que tout un chacun (ce qui soi dit en passant est impensable dans les pays musulmans qui refusent aux non musulmans des droits élémentaires), vous auriez pu facilement vous faire aimer. Il vous aurait suffi pour cela de faire simplement preuve d’intégrité intellectuelle. Preuve en est que je vous aimais bien autrefois, avant que je ne découvre que vous n’hésitiez pas à  faire certains arrangements avec la vérité pour défendre coûte que coûte une idéologie qui vous a été imposée à la naissance, sans que vous n’ayez ensuite eu l’envie de la passer au crible de la raison.»

 Sophie

 

 

18:03 | Tags : tribune de genève, hafid ouardiri | Lien permanent | Commentaires (17)