Selon le Centre islam de Fribourg, la laïcité est dépassée (17/06/2021)

Pour le grand manitou du CSIS, les démocraties sont entrées dans une ère «postséculière». Désormais, l’Etat intervient dans le domaine religieux.

«Depuis plus de deux décennies, la laïcité en tant que théorie générale est remise en question. Elle est désormais considérée comme dépassée par un nombre considérable de chercheurs.»

Hansjörg Schmid, directeur du Centre suisse islam et société 
de Fribourg qui fait partie de ces chercheurs*

 

Adieu laïcité, adieu société séculière! Le chef d’orchestre du CSIS explique dansSchmid-Hansjorg.jpg un savant article -en anglais- que nous sommes à l’ère de la «postsécularité» (que l’on peut traduire par postlaïcité).*

Aujourd’hui, se réjouit-il, «les religions retrouvent une perception et une visibilité publiques». L’Etat se rend compte qu’il existe «un intérêt public accru», «une conscience croissante de l'importance sociale de la religion»

Comment expliquer ce nouvel intérêt, alors que les églises et les temples se vident, que l’évangélisme diminue, que les synagogues sont peu remplies, et que les athées sont en augmentation constante?

Hansjörg Schmid invoque souvent l’extrême diversité religieuse de nos sociétés pour justifier un nouveau mode de fonctionnement. Il omet de préciser que ces  multiples religions ne demandent rien et que seul l’islam réclame sa "visibilité". 

En fait, cet intérêt nouveau pour la religion est dû aux convulsions islamiques qui créent la peur et la méfiance. L’islam, par les musulmans prosélytes que soutient le CSIS, ne cesse depuis son apparition dans les démocraties de revendiquer une place croissante et bien visible de sa doxa dans l’espace public et ses institutions.

Pour H. Schmid, la laïcité a tout de même bien servi, merci, on en garde quelques avancées. Mais il faut et c’est déjà en partie le cas, passer à un autre fonctionnement. Dans celui-ci, l’Etat intervient par une politique religieuse qui pose quelques limites au danger de radicalisation des musulmans, et -c’est moi qui précise- favorise pour le reste l’islamisation de la Suisse.

L’Etat finance ainsi généreusement le CSIS, un organisme mi-scientifique, mi-religieux, qui fait une intense propagande pour permettre aux marqueurs de ses protégés de se déployer dans les institutions profanes. Un centre qui forme aussi de savants experts politico-religieux qui peuvent partout où c’est possible défendre cette vision.

Hansjörg Schmid cite ces paroles d’un musulman qui fait une stupéfiante révélation: «un aumônier qui fait une distinction entre musulman et non-musulman n'est pas un musulman», c’est «interdit en Islam». Un islam qui ne se baserait donc plus sur le Coran, lui qui affirme si souvent que l’enfer est le destin des non-musulmans?

Les autres religions n’ont pas de rites alimentaires, vestimentaires, pas non plus de règles à imposer aux hôpitaux, pas de ramadan à faire prendre en compte. Jusqu'à l'apparition de l'islam, elles ne remettaient donc pas en cause la laïcité.

L’islam que les populations occidentales ont découvert par le biais de son aile extrémiste et qui, quoique minoritaire, réussit avec ses alliés à saper un fondement de notre démocratie.

 

*A Muslim Chaplaincy for Asylum Seekers? Results from an Evaluation Research Study 

https://poj.peeters-leuven.be/content.php?url=article&id=3288771&journal_code=SID  

«Une aumônerie musulmane pour les requérants d’asile? Résultats d’une recherche» (accès payant).

 

09:32 | Tags : csis, hansjörg schmid, postsécularité | Lien permanent | Commentaires (10)